Les aventure d'un demi plan
 
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 Narkhan

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Narkhan
Coquin/Coquine


Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Narkhan   Jeu Avr 17 2008, 06:34

Préambule

De ses premières années, personne, pas même lui, ne sait quoique ce soit. Il est né dans un monde sauvage, violent, en proie aux affres d'une guerre continuelle déchirant des royaumes décadents et barbares. Ses parents décédèrent sans doute du fait des massacres et de la folie des hommes -ou bien ces derniers l'abandonnèrent-ils à une mort certaine lors des premières années de sa vie. Quoiqu'il en soit, le jeune Narkhan naquit, et ses premières années furent placées sous le sceau d'une certaine sérénité : jeune enfant vagabond, il errait dans les régions les plus calmes de son monde tourmenté, vivant de pêche, de cueillette voire, quand la chance lui souriait, de gibier. Parfois, il échangeait divers mots teintés de méfiance avec des voyageurs de passage : échanges verbaux nécessaires pour ne pas devenir fou, échanges verbaux synonymes de dangers quand quiconque peut se révéler être un ennemi.

Fort, juste, modéré et prudent, il l'était, assurément, bien que de pauvre éducation, il faut bien l'admettre. Il pensait, en des termes moins bien tournés, certes, mais non moins identiques en substance : "la justice est toujours bien pâle en comparaison de la vanité et de l'ostentation. La Justice est le droit de tous, riches ou pauvres, ignorants ou érudits. On doit pouvoi la trouver aussi souvent dans le champ du paysan que sur le champ de bataille." La Justice, il en avait l'instinct, était le fondement de toute chose, et l'horreur, le désespoir et l'injustice étaient à ses yeux, par un bien étrange phénomène, des preuves que quelque chose n'allait pas, que les choses devaient, auraient dû se passer autrement.

Du fond des terres, dans leurs demeures immondes, les Sept finirent par être troublés dans leurs réjouissances par les rêves fougueux de Narkhan, devenu alors un jeune adolescent. Ils souriaient. Rien n'était plus jouissif que la déchéance ; et plus l'on montait haut, plus la chute était terrible. Ils allaient lui apprendre, à ce petit présomptueux.

Ainsi débuta la vie de Narkhan ; ainsi était-ce déjà le début de la Fin.
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Narkhan
Coquin/Coquine


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Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Narkhan   Jeu Avr 17 2008, 07:10

Paresse

Le soleil montait haut dans le ciel. C'était l'Eté ; l'heure des récoltes approchaient. Le jeune Narkhan, alors âgé de 12 ans, travaillaient alors à la Ferme. Industrieux, il l'était, assurément. Ainsi il gagnait le gîte et le couvert, et l'affection de ses hôtes le comblait d'aise. Malheureusement, dans un monde soumis au chaos, la peur et le danger sont la règle ; le calme et la sérénité l'exception.

Ainsi l'armée d'un des Hauts Seigneurs de Guerre de la Contrée Voisine faisait-elle marche vers sa verdoyante et riante vallée ; sûr de lui, ses hôtes lui donnèrent une mission capitale : en tant que coureur le plus rapide du canton, il se devait de porter un message au Seigneur du Canton, et ce, dans les plus brefs délais : c'était là une tâche vitale, le sort de tous en dépendait. Il accepta la mission, grave, dévoué. Il serra contre son coeur son aînée de quatre années, qu'il considérait comme sa soeur, Sophia, et ses deux hôtes, Laer et Litia. Il reviendrait bientôt, cela ne faisait aucun doute ; et peut-être, rêvait-il dans le secret de son âme, que pour le récompenser de ses bons et loyaux services, la jeune et ravissante Sophia lui offrirait un doux baiser de ses lèvres déjà si pulpeuses, il pourrait dès lors s'énivrait tout son saoûl de son parfum de fleurs des champs, plongé dans ses bras.

C'est cette pensée -fort agréable au demeurant- qui l'accompagna lors du voyage assez long vers le château local. Son voyage se déroula sans encombre une bonne partie du chemin, lorsque le Destin se joua de lui.

Il venait de grimper une haute colline ; épuisé, un magnifique spectacle s'offrit à ses yeux : le soleil de l'après-midi couronnait d'or et de lumière les champs de blé, et ce, jusqu'à l'horizon ; là, au pied de la colline, un bois riant, un petit ruisseau, et un immense saule pleureur, aux branches si caractéristiques ondulant avec langueur au gré du vent. "Je suis épuisé et il fait chaud", pensa-t-il, réalisant soudain à quel point il était exténué. Il descendit de la colline le pas lourd, la tête dodelinante, le vent soufflait à son oreille, il lui croyait même entendre au bord de sa conscience un murmurre. "L'eau doit être si fraîche, et il fait si chaud. Et l'ombre doit être si agréable au pied de cet arbre." Joignant le geste à la parole, il se jeta séance tenance dans le ruisseau, une fois celui-ci atteint et ses froques ôtées. Une fois rafraîchi, il s'allongea dans l'herbe ; le vent chaud, doux lui caressait le visage. Il lui chantait à l'oreille. Il était si bien...Mmmm...Bien...Mais il devait apporter un message !...Qu'importe...Le sommeil...L'armée est lente...il ferait ça après une sieste...il faisait si bon...Si bon...

Le Premier des Sept riait : si simple, si naïf. Son regard se porta sur les envahisseurs ; il leur insuffla une vigueur nouvelle dans leurs membres las, et c'est ainsi que, bien plus tôt que prévu, ils déferlèrent sur la ferme où Narkhan se trouvait encore il y a peu.

Laer et sa famille vit bien entendu l'armée arrivée de loin ; il envoya sa femme et sa fille s'enfermer à la cave. Seul, il résista. Seul, il tomba, ses efforts ayant été vain.

Des cris, des hurlements. La porte est défoncée. La mère est séparée de sa fille. La mère pleure ; elle a peur. Si peur. Qui sait ce que ces barbares allaient lui faire? Elle se jette à genou, les suppliant. Ils rient ; leurs visages sont humains ; leurs rires sont cruels. Elle ouvre la bouche pour les supplier à nouveau ; leurs mains déferlent. Ses seins, sa chatte, son cul, son ventre, ses jambes, tout est malaxé, touché, caressé. La voilà prisonnière des attentions d'un groupe de soldats en manque depuis déjà trop longtemps, et ne connaissant pas ce que signifie le refus. C'est qu'elle reste encore belle, malgré sa quarantaine : une poitrine lourde, une chute de rein provocatrice, des lèvres pulpeuses (dont sa fille a hérité), des jambes comme on les aime : prise à son propre piège, voici que ses attraits qui comblèrent son mari tant d'années devinrent les raisons de sa souillure. Elle perd rapidement pied, la fièvre s'empare d'elle, la peur reste là, tapie, mais elle n'a plus le choix, elle le sait bien. Elle est rapidement couchée sur une table, dans la cave. On la met à nue ; on la tripotte ; un soldat se présente face à elle. Elle ferme la bouche obstinément ; il la force à l'ouvrir ; elle le fait de mauvaise grâce. Elle le pompe avec réticence...puis, petit à petit, avec plus d'entrain. Tous ces mâles deviennent surexcités, la docilité aidant : la voici un sexe dans la bouche, un dans chaque main, un dans son derrière alors qu'elle s'y était toujours refusée, un dans l'antre jusqu'alors réservée à son seul mari. Tous viennent la culbuter, la malmener. Tous s'en servent comme d'une chose. Elle pleure, et dans le même temps, tout son corps est agité de soubresauts, de soupirs, elle crie, elle hurle : elle jouit encore et encore, malgré elle. Elle est littérallement déchirée comme jamais elle ne l'a été. Et souillée de la même façon : ils se vidèrent, encore et encore, à peine un eut-il terminé son oeuvre qu'un autre prenait sa place. Voici son quotidien désormais : esclave de l'armée, esclave du plaisir et des désirs.

La fille, encore jeune, fut menée au Chef. Rien ne lui fut fait, et elle fut réduite en esclavage : jeune vierge au service du bien-être du chef, et uniquement de lui, parmi bien d'autres vierges de bien d'autres contrées.

Narkhan se réveilla à la nuit tombée, n'étant en rien conscient du mal terrible qu'il n'avait pas empêché en accomplissant à temps la tâche lui ayant été dévolu. Il apprit la nouvelle une fois arrivé au terme de sa quête. Et son coeur se brisa, le remord s'abattit sur lui. Et il repartit, errant sur les routes, ivre de chagrin.

Belphégor avait observé tout ceci, allongé sur son séant, en remuant paresseusement des hanches tandis qu'il saillissait une mortelle s'offrant à lui. Ainsi, il avait gagné.

Le Premier avait accompli son oeuvre.
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